Historique

HISTORIQUE DU CMC

Les fondateurs du CMC furent pour la plupart des Européens venus au Canada avant ou pendant la guerre (1939-45). En parcourant nos sapinières, ils découvrirent des parois de granit fleurant bon le lichen, offrant des prises sûres et fréquentées seulement par les guêpes. Suisses, Français et Anglais y amenèrent bientôt des amis de Montréal. Cependant, les Scandinaves avaient fait déjà le même trajet en ski de fond et avaient ouvert des pistes que les skieurs retrouvent aujourd'hui avec joie, dans un même esprit d'aventure sportive. Ainsi commençait à se vivre une passion pour la nature qui ne fera que croître.

1949

C’est Julien Labedan, grimpeur émérite des Pyrénées, qui fonda Le Club de Montagne le Canadien en mai 1949 à Ste-Marguerite dans les Laurentides. Le CMC devenait ainsi le premier club de montagne francophone en Amérique dont la principale activité à l'origine était l'escalade.

1955

Julien Labedan et son épouse Marinette réalisent la première de la paroi rocheuse du Cap Éternité.

1956

Les membres du CMC construisent, avec la permission de Jean-Louis Dufresne, alors propriétaire de l'hôtel La Sapinière de Val-David, un abri au pied du mont Césaire. Quinze ans plus tard, cet abri sera remplacé par le premier refuge de la Fédération des Clubs de Montagne du Québec (aujourd'hui FQME). Ce refuge a été détruit par le feu au milieu des années 1980.

1958

Bernard Poisson et Claude Lavallée ouvrent la voie normale, devenue classique, dans l'Amphithéâtre au mont King (Val-David). Bernard Poisson ouvre également le Toit de Ben, au mont King (Val-David).

1967

En cette année du centenaire canadien, Claude Lavallée et André Hébert, seuls francophones faisant partie d'un groupe de 52 alpinistes canadiens, baptisent un double sommet vierge du Yukon (12,300 pi.) des noms de Mont Québec et de Pic de Montréal.

1968

En janvier, Bernard Poisson, faisant cordée avec Uwe Umbacher, ouvre plusieurs voies à Shawbridge, dont The Silencer. Cette année-là fut aussi une année charnière pour l'escalade au Québec. En effet, les membres du CMC se donnent rendez-vous chaque fin de semaine pour participer au tournage d'un long métrage Les Rochassiers réalisé par Marc Hébert, membre du CMC, pour l'Office National du Film. Ce film gagne de nombreux prix dans les festivals de films de montagne en Europe et au Canada. L'automne voit naître la Fédération Québécoise de la Montagne et Escalade, dont le CMC est un membre fondateur. Notre président d'alors, Claude Lavallée, est élu à la présidence de la nouvelle fédération. La même année, André Hébert fonde la section de ski nordique du CMC et le journal paraît pour la première fois sous forme de feuilles polycopiées.

1969

Lors du vingtième anniversaire du CMC, le Club se donne un symbole graphique. Collé à la vitre d'auto, il transforme le stationnement en point de ralliement. Cousu au sac à dos, il réchauffe les cœurs dans la file des randonneurs. L'emblème du CMC affirme le plaisir que nous partageons à fréquenter les sentiers ensemble.

SYMBOLE GRAPHIQUE DU CMC

Sur écu azur symbolisant le plein air,

  • Les lettres cMc rappellent le nom du Club;
  • Le M symbolise la montagne, lieu de prédilection de nos activités;
  • Le blanc remplissant le M rappelle les activités hivernales et la haute montagne.

 Différentes versions stylisées du symbole graphique sont utilisées pour le journal Montagne et le site internet. Cette même année, le journal Montagne, sous la direction de Gilles Lafleur et d’André Hébert, entreprend une nouvelle carrière sous un format identique à celui que nous connaissons aujourd'hui. Jusque-là, le journal était une simple feuille polycopiée sans date de parution régulière.

1972

Jacques Powell fonde la section de randonnée pédestre du CMC et André Hébert publie Alpinisme au Québec (Éditions du Jour).

1974

Le Club de Montagne le Canadien inc. obtient sa charte délivrée par le Ministre des institutions financières, compagnies et coopératives du Québec.

1977

Le déblaiement des sentiers est reconnu comme une activité officielle du Club. Cette année-là, faute de premiers de cordée, l'escalade disparaît comme activité officielle du Club.

1985-1986

Suite aux coupes de bois successives de 1982, les bénévoles du Club de Montagne le Canadien (CMC) rouvrent définitivement les zones Écho et Sutton des Sentiers de l'Estrie.

1990

Création du Fonds d'entraide CMC.

2002

La Fédération Québécoise de la Marche reconnait la contribution du CMC au développement des sentiers de randonnée pédestre au Québec en lui décernant le « Prix Sentiers Québec 2002 ».

2003

Une équipe interne au CMC, chargée de la réalisation du projet, conçoit la maquette du site Internet et assure le développement du site. Au cours de cette même année, on assiste à la mise en onde du site Internet du CMC. En 2006, une refonte du site est effectuée de façon à ajouter du contenu afin de rendre le site encore plus attrayant.

2011

Le CMC ajoute à ses activités régulières une activité à caractère social, «Accompagnement plein air», qui propose aux Centres de pédiatrie sociale du Dr Julien d’amener les enfants des quartiers défavorisés de Côte-des-Neiges et d’Hochelaga-Maisonneuve dans les montagnes environnant Montréal.

2014

Suite aux désirs exprimés par plusieurs membres, le site Internet du Club est complètement transformé par lui donner une allure plus moderne et plus attrayante.

Claude Lavallée, stage d'escalade offert gratuitement au public par le CMC, automne 1968  Photo : André Hébert

Tournage du film Les Rochassiers, réalisé par Marc Hébert, membre du CMC, pour l'Office national du film, 1968  Photo : André Hébert